Archive octobre 2007
Tous les articles archivés pour le mois et l'année demandée.
Paroles de Qu'est-ce qui va rester quand le rock'n'roll aura cessé d'exister ? : Jean-Patrick Capdevielle
Moi, j'fais le poète, on peut m'voir à la télé,J'suis l'oeil de v'lours dans l'fond du poumon d'acier,
Parait qu'il faudrait que j'devienne un peu plus sage
Si j'veux qu'personne meure de rage
J'entends les pleurs du troupeau des Saint-Bernard,
J'entends dire que mon train va finir en r'tard,
Faut croire qu'j'ai jamais fait grand chose pour plaire,
Tout l'monde aim'rait m'voir par terre
J'suis pas près d'me laisser faire !
Qu'est-ce qui va rester quand le rock'n'roll aura cessé d'exister ?
Dites-moi, qu'est-ce qui va rester, si vous l'tuez ?
J'aurai sans doute pas mon habit d'milliardaire,
Le jour où j'irai bousculer Lucifer,
Y aura p't'être pas d'nain pour pleurer sur ma p'louse,
La mort s'ra pas trop jalouse
J'entends les critiques vomir leurs somnifères,
J'plonge comme un pavé dans la mare aux sorcières,
Les juges des élégances voudraient qu'j'avale mon rire,
J'crois qu'j'aurai qu'une chose à dire, le soir du bal des vampires,
Ca s'ra :
Qu'est-ce qui va rester, quand le rock'n'roll aura cessé d'exister ?
Dites-moi, qu'est-ce qui va rester, si vous l'tuez ?
Oh oh oh, oh oh oh, oh, na, na, na, si vous l'tuez
Oh oh oh, oh oh oh, oh
Sois pas trop triste,
Le bout d'la piste,
C'est seulement quand y a plus rien qui existe,
Y a qu' les épouvantails qui ont jamais froid
Eh go !
Moi j'ai toujours été dans l'équipe des nuits,
J'ai passé du rouge au mur des rues d'l'ennui,
J'ai vu d'un peu trop près toutes les mascarades,
Faut bien qu'y en ait qui s'évadent
Chaque fois qu'un clown croit qu'il a quelqu'chose à dire,
Faut pas trop compter sur moi pour lui sourire,
Si la seule mode c'est d'être couleur camouflage,
J'crois qu'j'préfère revendre ma rage, je m'ferai chanteur au chômage, cette fois !
Qu'est-ce qui va rester, quand le rock'n'roll aura cessé d'exister ?
Dites-moi, qu'est-ce qui va rester, si vous l'tuez ?
Na, na, na, si vous l'tuez
Dites moi, qu'est-ce qui va rester ?
Qu'est-ce qui va rester quand le rock'n'roll aura cessé d'exister ? : Jean-Patrick Capdevielle
Paroles de Politiquement correct : Jean-Patrick Capdevielle
J'ai ma tête d'épingle épinglée sur mes épaulesMon beau complet gris, ma cravate couleur jour pas drôle, eh !
Eh ! Même si j'ai l'air bien sage
J'attends qu'un miracle pour sortir de ma cage
Comme vous, comme vous
Je marche au bord de l'eau, je guette le chant des sirènes,
Par les temps qui courent
Y a que ça qui calme un peu ma peine
Je me suis fait jeter tout nu du haut de mon gratte-ciel
Au beau milieu de la rue, sans le sou, sans le sou
J'étais politiquement correct
Pas une pensée suspecte
Politiquement correct
Le vieux monde a changé
C'est tout, c'est tout
Moi qui, depuis l'enfance, fais toujours tout comme on doit
Moi qui étais sans taches,
Maintenant je suis sans emploi
Même l'ange qui me laissait tout faire, tout faire
S'accroche à ma trace pour me jeter des pierres
C'est le trou, c'est le trou
J'étais politiquement correct
Le genre d'homme qu'on respecte
Politiquement correct
Le vieux monde a changé, c'est tout
N'ayez pas peur Messieurs, Mesdames,
C'est votre serviteur qui se crashe en flamme
Pas vous, pas vous
Je pourrais peut-être devenir génie pour touriste
Si j'avais des dons de poète unijambiste,
Je pourrais peut-être passer dans tous leurs journaux
Si je savais quoi faire pour redevenir beau,
Je pourrais peut-être apprendre à rire de la crise
Si je pouvais m'offrir une seule nouvelle chemise,
Je pourrais peut-être, au pire, essayer de rêver
Mais je pars pour l'avenir dans un wagon blindé
Comme vous, c'est tout {x3}
C'est tout.
Paroles de Eoliennes : Anne Vanderlove
Je t'écris pour te dire qu'aucune fleur d'EoleNe laissera danser, dans le vent de chez nous
{x2:}
Sur la lande à genêts, ses pétales d'argent
Comme savent le faire tous nos moulins à vent
Au jardin d'éoliennes qui regardent la mer
J'aurais fait des balades comme en mon plat pays
{x2:}
Où l'on a su planter, pour qu'elles tournent sans cesse,
Ces fleurs qui chantent au vent comme nos moulins d'antan
Ces piètres Don Quichotte qui battent la campagne
Dénoncent à grands cris "l'insupportable bruit"
{x2:}
Sur la lande ou la mer, de ces fleurs éoliennes
Qui, pour sauver la Terre, tournent, tournent sans cesse
Je crois que la Bretagne, où les sorcières marchandent
Les vents de la victoire aux marins audacieux,
{x2:}
Est la Terre Promise pour planter à tous vents
Cent mille fleurs d'Eole aux pétales d'argent
Paroles de Je pense à toi : Anne Vanderlove
Je sais que tu ne viendras pasAu p'tit café d'en bas
Je sais qu'pour toi c'est bien trop loin
Beaucoup trop loin,
Je voulais juste te dire
Que, même s'il pleut dans ma guitare
Et même s'il est beaucoup trop tard,
Je pense à toi
Crève-coeur au café d'en bas,
Qu'est-ce que j'y peux ? J'ai froid,
Je n'sais plus si j'attends vraiment,
Pourquoi j'attends.
Je voulais juste te dire
Que j'me balade dans ta guitare
Et même s'il est beaucoup trop tard
Je pense à toi
Sur des bouts de nappe en papier
Quelques mots griffonnés,
Des bouts d'chansons, des bouts d'refrains,
De tout, de rien,
Je voulais juste te dire
"C'est toi que j'mets dans ma guitare
Et même s'il est beaucoup trop tard
Je pense à toi."
Le temps, ça n'se rattrape pas,
C'est la vie, c'est comme ça,
La nuit tombe à petits sanglots
Sur mon bateau,
Je voulais juste te dire
Que, même s'il pleut dans ma mémoire
Et même s'il est beaucoup trop tard,
Je pense à toi
Crève-coeur au café d'en bas,
Personne ne viendra,
Qu'est-ce que j'y peux s'il est trop tard ?
J'ai un peu froid,
Je voulais juste te dire
Que j'laisse mes doigts sur ta guitare
Sur ton piano, sur tes hasards
Je pense à toi
Je laisse mes doigts sur ta guitare
Sur ton piano, sur tes hasards
Je pense à toi.
Paroles de Je t'écrivais : Anne Vanderlove
Je t'écrivais, je t'écrivaisDes mots que tu n'as pas reçus,
Des mots que tu n'as jamais lus
Et que tu ne liras jamais
Poste restante au vent du nord,
Porte battante et froid dehors,
Le vent du nord souffle trop fort
A travers ce pauvre décor
Les mots sont comme une mélodie
Qui garde notre âme vivante
Et c'est pour ça que je les chante
Contre la mort, contre l'oubli
Poste restante, j'veux pas rester
Porte battante et cœur noyé,
Il pleut toujours lorsque l'amour
N'est qu'une absence à contre-jour
Chansons de toutes les couleurs,
Chansons qui rient, chansons qui pleurent,
Chansons cueillies comme des fleurs
Dans vos amours et dans vos cœurs
Poste restante au vent du nord,
Porte battante et froid dehors,
Que souffle encore le vent du nord
Je chanterai de plus en plus fort
Je chanterai, je chanterai
Des mots qui voleront peut-être
Au-delà des murs sans fenêtres
Et qu'on ne peut emprisonner
Je t'écrivais, je t'écrivais
Poste restante et cœur noyé,
Je me souviens, je t'écrivais,
Je t'écrivais, je t'écrivais.
Paroles de La chanson de Virginia : Lady Jane
Tu regardes de l'autre côté de la rivièreDe plus en plus souvent et depuis quelque temps,
Je n'sais ce qui voyage en toi des nuits entières
Mais je sais que tu n'es plus le même qu'avant
{Refrain:}
L'amour s'en vient, l'amour s'en va
Et l'on y laisse à chaque fois
Un peu de sa jeunesse
Et le temps glisse entre les doigts
Quand les pluies de l'automne mouillent les bruyères,
Tu suis les oiseaux des yeux un peu trop longtemps
Et moi, qui n'ai jamais passé la frontière,
J'ai peur des chansons que t'apporte le vent
{au Refrain}
Qui pourrait me dire de quelle manière
Il faut aimer pour qu'un amour dure longtemps ?
Je ne sais plus de quel côté tourne la Terre
Mais je sais que tu n'es plus le même qu'avant
{au Refrain}
Paroles de La folle du bout du quai
Moi, je suis la folle du bout du quai,On dit que j'ai le cœur, le cœur qui fait de l'eau
Si vous ne comprenez pas, allez demander aux marins
Ils le savent bien,
Moi, je suis la folle du bout du quai,
On dit que j'ai le cœur, le cœur qui fait de l'eau
J'attends un bateau
J'attends un bateau
Qui n'arrive pas
Moi, je suis la folle du bout de l'aube,
On dit que rôdent en moi vos rêves de toujours,
Si vous ne comprenez pas, allez demander sur le port
Aux marins de mon corps
Moi, je suis la folle du bout de l'aube,
On dit que rôdent en moi vos rêves de toujours
J'attends un amour
J'attends un amour
Qui n'arrive pas
Moi, je suis la folle du bout des routes,
On dit que toute ma tête est pleine de vent qui pleure,
Si vous ne comprenez pas, demandez aux gardes-civils,
Naufrageurs de l'exil,
Moi, je suis la folle du bout des routes,
On dit que toute ma tête est pleine de vent qui pleure
J'attends un voyageur
J'attends un voyageur
Qui n'arrive pas
Moi, je suis la folle de l'autre bord d'un monde en feu,
Pour l'éteindre il faut trop de larmes,
Si vous ne comprenez pas, demandez aux soldats en armes,
Naufrageurs de la mort,
Moi, je suis la folle de l'autre bord d'un monde en feu,
J'y verse toute l'eau de mes yeux
J'attends la Paix
Et j'attends la Paix
Qui n'arrive jamais